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Rituel autour de l’empathie

Une simple photographie peut devenir un support pédagogique extrêmement riche lorsqu’il s’agit de travailler l’empathie avec les élèves. Une image montrant un enfant face à un sentiment (tristesse, peur, colère, surprise ou découragement) ouvre un espace d’expression, de dialogue et de compréhension de soi et des autres.

Elle invite à

Ce sont les trois étapes essentielles dans le développement de l’intelligence émotionnelle.

En cycle 1 : reconnaître et nommer les émotions

Chez les plus jeunes, l’image est avant tout un outil de langage et d’identification. L’enseignant peut proposer un temps d’observation guidée :

À partir de ces indices visuels, les élèves apprennent à reconnaître une émotion simple : la joie, la tristesse, la peur ou la colère.

Pour aller plus loin, ils peuvent associer la photo à une carte-émotion ou à un pictogramme, mimer le sentiment avec leur propre visage ou leur corps, puis raconter (avec leurs mots ou par le dessin) un moment où ils ont ressenti la même chose. Ces activités favorisent à la fois la compréhension de l’autre et la prise de conscience de leur monde intérieur. C’est déjà une première forme d’empathie : reconnaître que l’autre peut vivre quelque chose que l’on connaît soi-même.

En cycle 2 : comprendre la cause et le besoin

Au cycle 2, on peut approfondir le travail en ajoutant la notion de cause et de besoin. Après l’observation de la photo, les élèves sont invités à imaginer ce qui a pu se passer avant :

Ils apprennent alors à construire des hypothèses et à développer leur capacité à se mettre à la place de l’autre.

Une activité intéressante consiste à compléter une phrase du type :

Les élèves peuvent illustrer leur idée par un dessin ou rédiger une courte histoire à partir de la photo. En groupes, ils peuvent réfléchir à une manière d’aider cet enfant : dire un mot gentil, proposer un jeu, rester près de lui. Cela leur permet de développer des comportements prosociaux et de comprendre que l’empathie peut se traduire par des actions concrètes.

En cycle 3 : analyser, débattre et agir

Au cycle 3, la photographie devient un véritable support de réflexion. Les élèves peuvent discuter de l’émotion représentée, confronter leurs interprétations et prendre conscience que chacun peut voir et ressentir les choses différemment selon son vécu personnel. C’est l’occasion d’aborder la différence entre

La photo peut aussi servir de point de départ à un débat philosophique :

Les élèves peuvent ensuite écrire un texte narratif du point de vue de l’enfant sur la photo, jouer une scène montrant différentes réactions possibles face à cette émotion ou créer une affiche collective proposant des “réactions empathiques” à adopter dans la cour ou en classe (consoler, écouter, ne pas se moquer, demander si l’autre va bien).

Un outil simple pour un apprentissage essentiel

Travailler à partir d’une photo d’enfant exprimant une émotion permet ainsi d’aborder des compétences essentielles :

À travers un support visuel simple, l’élève apprend peu à peu à regarder l’autre autrement : non plus seulement avec ses yeux, mais avec son cœur et sa réflexion.

L’empathie n’est pas une notion abstraite : elle se construit au quotidien, dans l’observation, le dialogue et les petites actions. Et parfois, tout commence simplement… par une image.

Il y a en tout 41 images, soit au minimum une par semaine afin d’en faire un rituel hebdomadaire.

Des vidéos pour travailler autour de l’empathie

De la littérature jeunesse pour travailler autour de l’empathie

Quelques livres de littérature jeunesse qui traitent de ce sujet :

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